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Education & Numérique

Depuis quelques années, les applications en ligne permettant de créer facilement et rapidement des exerciseurs se multiplient. Elles ne présentent cependant pas toutes les mêmes fonctionnalités et l’une des difficultés consiste désormais à choisir le bon outil en fonction de ses objectifs pédagogiques et de son matériel. La série d’articles rassemblés dans la catégorie « Quiz et exerciseurs » a pour ambition de vous aider dans ce choix.


Présentation générale

Education & Numérique est un projet français, collaboratif, gratuit, open source, sous licence Creative Commons… soit autant de raison préliminaires de soutenir cet outil porté par une association !

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Mais le principal intérêt de cet outil consiste à proposer la construction d’activités guidées en plusieurs étapes.

Il ne s’agit donc pas d’un outil à utiliser lorsque vous voulez simplement proposer un QCM à vos élèves (Learning Apps est alors beaucoup plus simple), mais d’un outil qui vous permet de proposer à vos élèves de véritables parcours d’apprentissage :

  • mobilisant plusieurs ressources,

  • nécessitant plusieurs types d’activités (QCM, QRM, textes à trou, etc.)

  • mettant en œuvre une progressivité avec des ressources mises à la disposition de l’élève au fur et à mesure de son avancement.

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Points forts

  • Gratuit
  • Un catalogue bien organisé permettant de trier les activités par discipline et par niveau, mais aussi de rechercher des activités par mots-clefs.
  • Une interface ergonomique et sans fioriture lors de la publication des activités.
  • Les activités peuvent intégrer de très nombreux médias (pièces-jointes, images, vidéos, sons…)
  • La possibilité de créer rapidement un parcours d’apprentissage simple.

Points faibles

  • Les types d’activités sont limités (QCM (une seule réponse possible), QRM (plusieurs réponses possibles), textes à trous, et « glisser-déposer ».
  • Une interface d’édition un peu complexe, pas toujours intuitive, qui demande de consulter les tutoriels lors de la prise en main.
  • Il n’est actuellement pas possible d’obtenir les résultats des élèves afin de les exploiter.

Tutoriels

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Exemples

Une explication de texte étape par étape

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Des entraînement à la compréhension orale en langues

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Des modules de révision pour les examens

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La PEPS soutient Inversons la Classe ! sur La France S’Engage.fr

Inversons la Classe ! est une association qui a pour but de favoriser la réussite de tous les élèves au travers de la pratique de la Classe Inversée. Elle est notamment à l’initiative de la première semaine de la classe inversée (#CLISE2016), mais aussi du premier congrès francophone de la classe inversée (CLIC) qui se tiendra à Paris au mois de juillet 2016.

La méthode pédagogique qu’elle promeut a été reconnue comme un dispositif innovant pouvant aider les équipes éducatives à mieux répondre aux défis de leurs métiers. C’est pourquoi cette association a été sélectionnée parmi les projets finalistes de La France s’engage qui vise à reconnaître et soutenir les actions ayant fait leurs preuves et pouvant bénéficier d’un soutien de l’Etat pour poursuivre leurs missions.

Pour bénéficier de ce label et ainsi poursuivre le développement de la classe inversée au plus près des enseignants, l’association a besoin de votre soutien. Aujourd’hui, vous pouvez l’aider en votant sur Inversonslaclasse.fr jusqu’au vendredi 16 juin 2016 à 25h59.

Merci d’avance

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Stage d’établissement « Classe ouverte » – Lycée Anna Judic de Semur-en-Auxois

Ce stage d’établissement s’organise en trois temps :

  1. Une « classe ouverte » au cours de laquelle les collègues ont pu observer l’organisation d’une séance en situation de « classe inversée »,
  2. Un temps d’échanges et de présentation générale de la Pédagogie participative et sociale (#PEPS),
  3. Une formation pratique sur quelques outils numériques visant à favoriser le travail collaboratif entre les enseignants, les élèves et leurs parents.

 

Support de la présentation générale

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Support de présentation

Mission 1 – Participer à un document d’écriture collaborative

Le document ci-dessous est un support d’écriture collaborative. Comme nous l’avons expliqué au cours de la présentation générale, il permet de :

  1. Favoriser le travail collaboratif entre les élèves dans la perspective de la réalisation d’une tâche collective. Ils peuvent ainsi non seulement se compléter, mais aussi se lire et se corriger mutuellement.
  2. Faciliter le travail d’accompagnement de l’enseignant en cours d’écriture.

Votre première mission consiste tout d’abord à ajouter quelques éléments d’information sur ce document afin de comprendre son fonctionnement et prendre conscience de ses possibilités.

Ce sera également le document sur lequel vous pourrez déposer toutes vos productions au cours de la formation afin de permettre au formateur de valider chaque étape et éventuellement vous apporter quelques remarques et conseils :


Mission 2 – Créer votre propre document d’écriture collaborative

Maintenant que vous avez participé à un document d’écriture collaborative, vous pouvez créer le vôtre.

Pour cela, vous devez :

  • créer un compte Google Drive (ou tout autre solution en ligne mentionnée à la fin de cette mission)
  • Créer un document (Google Docs) dans votre espace de stockage
  • Ajouter quelques éléments sur ce document
  • Publier ce document en lien hypertexte associé à votre nom sur la page 2 de notre document d’écriture collaborative
    • Utilisez l’onglet « partager »
    • Choisissez un mode de partage avec droits de modification

Ressources complémentaires

D’autres outils d’écriture collaborative existent sur le Net :

  • OneDrive (de Microsoft) offre une solution similaire à cette de Google
  • Framapad offre la possibilité de créer des documents collaboratifs sans s’inscrire à un service complet de de stockage en ligne.

 

Mission 3 – Créer rapidement un support visuel de communication

Pour cette mission, vous allez découvrir l’outil CANVA sur lequel vous devez vous créer un compte.

Cet outil gratuit et en ligne vous permet de créer des documents de toute sorte et de tous les formats, avec une très grande facilité (voir sa présentation générale sur l’excellent site Les Outils TICE).

C’est notamment avec cet outil que j’ai créé les affiches destinées à mes élèves et à leurs parents que vous avez pu voir dans ma salle de classe ce matin :

T'as un pb        Coin des parents 2

Mais c’est aussi avec cet outil que je réalise chaque semaine en quelques minutes des images visant à illustrer mes cours, à proposer des énigmes, à accompagner la lecture de documents graphiques et iconographiques…

Saturdays in Point Bay    architecture inspiration

Votre mission consiste à créer rapidement un support visuel utilisable dans le cadre de vos cours.

Afin de valider votre mission, n’oubliez pas de télécharger votre document et de le publier sur notre document de travail collaboratif avec quelques mots de présentation sur son usage en classe.


Mission 4 – Créer rapidement une vidéo de communication pour donner une consigne

Pour cette mission, vous allez découvrir l’outil POWTOON sur lequel vous devez vous créer un compte.

Cet outil gratuit et en ligne vous permet de créer de courtes vidéos animées avec une très grande facilité.

C’est notamment avec cet outil que j’ai créé quelques supports de cours mobilisés dans une situation de « classe inversée » :

Avant de réaliser soit même des vidéos complètes, il est possible d’utiliser des modèles professionnels qu’il suffit ensuite de personnaliser. Voici comment en quelques étapes :

  1. Une fois identifié, cliquez sur « create » en haut de la page,
  2. Choisissez l’option « Customize a ready made Powtoon« 
  3. Choisissez le modèle qui vous convient et réalisez une vidéo de consignes en quelques minutes.
  4. A la fin de l’exercice, cliquez sur l’option « Publish to share » et suivez les instructions.
  5. Copiez-collez le lien hypertexte de votre production sur notre document de travail collaboratif.

A titre d’exemple, ces consignes ont été reproduites sous la forme d’une vidéo :


Merci pour votre attention et n’oubliez pas de vérifier que le formateur a validé toutes vos missions avant de partir…

La PEPS chez Nipédu

C’est le podcast éducatif qui monte depuis quelques mois.

Animé par Régis Forgione, Fabien Hobart et Nicolas Durupt, Nipédu propose chaque semaine des émissions sur les questions d’éducation et de numérique qui rassemblent de plus en plus de P’Auditeurs.

C’était donc un véritable plaisir de pouvoir partager un moment avec eux afin de présenter quelques caractéristiques de la PEPS au milieu d’autres projets formidables croisés lors du Forum des Enseignants Innovants.

On attend avec impatience leur prochaine émission consacrée à la Semaine de la Classe inversée.

Forum des enseignants innovants 2015

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La pédagogie participative et sociale a eu l’honneur d’être sélectionnée parmi les lauréats du 8ème forum des enseignants innovants et de l’innovation éducative qui se tient à Paris les 4 et 5 décembre 2015.

Cet événement organisé par Le Café Pédagogique en partenariat avec l’Education nationale, la région Île-de-France, Microsoft, Canopé et le journal Libération rassemble une centaine d’enseignants qui s’illustrent par leur capacité d’innovation et d’initiative au service de la réussite des élèves.

A cette occasion, les utilisateurs et les accompagnateurs de la #PEPS se sont mobilisés pour la création de ce poster qui sera présenté aux membres du jury :

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Et je tiens tout particulièrement à remercier tous ceux qui ont accepté de témoigner dans le cadre de ce forum :

Considérations matérielles

Le sujet est pour le moins sensible. Aborder la question matérielle invite bien souvent à évoquer celle des promesses électorales d’équipement non tenues, des inégalités gigantesques entre établissements, voire entre équipes au sein d’un même établissement, mais aussi de la maintenance qui fait bien souvent défaut et qui conduit de nombreux collègues à abandonner progressivement les salles informatiques.

Ce sentiment de frustration est d’ailleurs entretenu par les médias, y compris spécialisés dans le domaine de l’éducation, qui n’ont de cesse de vanter les dernières technologiques innovantes et les applications à la mode. Or, les problématiques rencontrées sur le terrain sont très éloignées de ces expériences qui relèvent souvent davantage de la vitrine technologique que de l’exercice pédagogique. Il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre d’observer attentivement les bannières publicitaires ou placements de produits dans les articles et reportages sur ces pratiques innovantes pour se rendre compte qu’il s’agit souvent d’une discrète opération de communication commerciale en réponse à un équipement assurée par une entreprise.

Des difficultés latentes sur le terrain

Concrètement, la majorité des collègues est confrontée à différentes limites et difficultés latentes qui ont été particulièrement bien résumées par Jean-Loup BOURRISSOUX dans cet article de Maryline Baumard sur le blog Education du journal Le Monde :

  • L’acquisition d’un matériel inadapté, voire incompatible, à l’enseignement par des collectivités territoriales qui réalisent un investissement d’affichage politique à destination des parents-électeurs, mais qui ne prennent pas toujours le temps de consulter les équipes éducatives.
  • L’équipement presque exclusif des salles de classe, mais très rarement des enseignants qui sont pourtant censés être les premiers à utiliser ce matériel pour préparer leurs cours avant de former leurs élèves à les utiliser. Une fois plongé dans le système, on oublie en effet un peu trop souvent que l’Education nationale est l’un des rares milieux professionnels où l’intendance éclate en fou rire (quand elle nous vous accuse pas de vol) lorsque vous venez demander un stylo et des feuilles pour travailler… alors vous imaginez bien un PC ou une tablette !
  • La formation initiale et continue des enseignants dans ce domaine est encore bien faible. Un module de formation devrait accompagner systématiquement l’installation de nouveau matériel dans un établissement, au risque de le voir prendre la poussière pendant des mois comme cela est hélas trop souvent le cas.

Une fois dépassées ces difficultés initiales (c’est-à-dire quand l’enseignant s’est acheté son propre matériel, qu’il s’est auto-formé et adapté à l’équipement en place dans son établissement), d’autres obstacles devront être surmontés :

  • Si l’investissement en équipement est généralement pris en charge au niveau académique et/ou des collectivités territoriales, l’installation et l’entretien est ensuite géré au niveau des établissements. Cela conduit souvent à un manque de cohérence qui donne lieu à des situations cocasses. J’ai ainsi eu l’occasion de croiser récemment une flotte de tablettes (environ 5000 euros d’investissement) restées dans leurs emballages parce que l’établissement n’avait pas compris qu’il fallait aussi commander un routeur wifi pour les faire fonctionner… De même, j’ai aussi vu un TBI installé depuis plusieurs années dans une salle sans stylet ni logiciel parce que l’ensemble de l’équipe semblait penser qu’il s’agissait d’un simple support de projection…
  • Si la plupart des « plans numériques » mettent en avant l’investissement en matériel (calculé en nombre d’ordinateurs ou de tablettes), rares sont ceux à évoquer la question pourtant cruciale des connexions à Internet. N’importe quel enseignant pourra témoigner de son désespoir face à une activité préparée pendant des heures et qui fonctionnait parfaitement chez lui… mais qui finalement n’a jamais fonctionné dans la salle informatique de l’établissement car la lecture par 25 ordinateurs en même temps d’une petite vidéo n’est pas supportée par le réseau !  Si ce genre de mésaventure peut prêter à sourire, elle explique en fait l’abandon total de l’outil informatique par nombre de collègues. L’actuel gouvernement semble cependant avoir pris la mesure de ce problème en proposant un « plan très haut débit » attendu avec impatience.
  • Cette nécessité devient d’ailleurs de plus en plus pressante non seulement pour accompagner le déploiement des tablettes, mais aussi pour suivre l’évolution des pratiques et des ressources numériques qui proposent de moins en moins de logiciels et de plus en plus d’applications en ligne. Or, là aussi, il y a une nécessité d’adaptation et de réflexion de l’Education nationale face à la multiplication des éditeurs privés qui proposent des applications ludiques, innovantes, adaptées aux attentes des élèves et des enseignants… mais qui sont très souvent payantes et par conséquent inaccessibles pour la plupart des établissements qui n’ont pas les moyens de s’y abonner. Ne serait-il pas possible d’envisager une politique de coopération de l’Education nationale avec ces entreprises afin de les aider financièrement à se développer en échange d’un accès gratuit pour les élèves et enseignants ?

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BYOD : solution pédagogique ou gestion de la pénurie ?

Dans l’attente de solutions de la part de l’institution, les équipes éducatives font souvent preuve d’une imagination créative époustouflante afin de contourner ces difficultés. Cependant, depuis la rentrée 2014, j’ai été particulièrement agacé par le développement d’une nouvelle tendance présentée par certains comme la prochaine étape incontournable du développement numérique en milieu scolaire : le BYOD (Bring Your Own Device), c’est-à-dire la possibilité pour les élèves d’apporter en classe leur matériel personnel).

Si je n’ai personnellement pas attendu l’apparition de l’acronyme pour autoriser mes élèves à utiliser leur matériel en salle de classe, je reste pour le moment très sceptique sur la théorisation et la généralisation de cette pratique.

En effet, comme le révèle l’acronyme, le BYOD s’est d’abord diffusé dans les entreprises, puis dans les écoles anglo-saxonnes. L’idée initiale s’inscrit en fait dans l’évolution des pratiques professionnelles développée par les grands groupes américains qui visent à atténuer la distinction entre le temps de travail et le temps personnel. Elle s’est ensuite diffusée au sein du système éducatif avec une ambition éminemment pédagogique : permettre aux élèves de poursuivre leur progression et leur réflexion à leur rythme, y compris en dehors de la salle de classe. Or, une telle pratique n’est possible à l’école qu’à deux conditions :

  1. Que l’établissement scolaire soit doté d’une couverture Wifi permettant aux élèves de se connecter au réseau de l’établissement avec son matériel personnel,
  2. Que l’établissement soit équipé d’une flotte de matériel à destination des élèves qui ne peuvent pas apporter le leur, qui l’auraient ponctuellement oublié, ou qui font face à une panne.

Dans ce contexte, le BYOD est  tout à fait légitime et intéressant. Cependant, sa diffusion au fil des années et des pays perd progressivement cette idée initiale pour parfois aboutir à une simple gestion de la pénurie matérielle par extériorisation de l’équipement aux frais des familles.

Il suffit pour s’en convaincre de lire les nombreux articles relatant des pratiques de BYOD en France qui se résument souvent à donner des conseils pratiques aux collègues pour l’intégration du matériel personnel des élèves sans forcément en interroger les présupposés. Par ailleurs, il convient de mesurer le différentiel gigantesque qu’il existe entre les écoles américaines et les écoles françaises dans le déploiement du wifi. Encore une fois, à la lecture des témoignages des collègues qui pratiquent le BYOD, on s’aperçoit qu’il est généralement demandé aux élèves d’apporter non seulement leur matériel personnel, mais également d’utiliser leur forfait personnel !

A moins d’exercer dans un contexte particulièrement privilégié où l’ensemble des parents dispose des moyens d’équiper leurs enfants, ce genre de pratique est évidemment en totale contradiction avec les présupposés d’une pédagogie participative et sociale.

Quel matériel pour la PEPS ?

La question du matériel est souvent évoquée par les collègues lorsque je suis invité à présenter les principes de la PEPS. Le blog Historicophiles, les capsules vidéos, l’utilisation des réseaux sociaux… donnent parfois l’impression que sa mise en oeuvre serait réservée à des profs et élèves geek. Et pourtant, il n’en est rien !

Bien qu’il puisse facilement devenir un facteur de différenciation, l’utilisation du numérique dans le cadre de la PEPS vise au contraire à essayer de résoudre le problème des inégalités scolaires. Tous les outils testés et utilisés dans le cadre de la PEPS répondent à deux exigences initiales : gratuité et simplicité.

Ensuite, le niveau d’application de ces outils s’adapte en fonction des compétences, envies et équipements du prof et de ses élèves. Exerçant dans un établissement rural, tous mes élèves ne sont pas équipés d’un smartphone, la 4G n’est pas encore déployée et nous rencontrons des gros problèmes de débit sur les PC à certaines périodes. Et pourtant, cela fonctionne car je n’oblige pas les élèves à utiliser tous les outils, mais je les invite à choisir ceux qui correspondent le mieux à leur équipement et à leurs pratiques quotidiennes :

  • Niveau 1 : Si l’élève n’a pas de smartphone, ni de PC à la maison et qu’il n’utilise pas les réseaux sociaux, il a la possibilité d’aller régulièrement en étude ou au CDI pour réaliser les activités préparatoires qui sont disponibles au minimum une semaine à l’avance (bien que j’essaie généralement de les rendre disponibles de vacances à vacances, c’est-à-dire au moins 7 semaines à l’avance).
  • Niveau 2 : Si l’élève possède un ordinateur personnel connecté à Internet, un smartphone, mais refuse d’utiliser les réseaux sociaux à des fins scolaires, il est alors plus libre d’organiser son emploi du temps de travail et n’est pas contraint par les heures d’ouverture du CDI. Il a également la possibilité de se rendre régulièrement sur le blog, voire de s’abonner pour recevoir un mail à chaque actualisation, et peut utiliser Liberscol ou une adresse mail professionnelle pour me poser d’éventuelles questions. Néanmoins, je reste ferme quant à l’organisation des activités préparatoires à la maison. Puisqu’elles sont disponibles au moins une semaine à l’avance, aucune excuse n’est acceptée si, par hasard, l’ordinateur ou la connexion venaient à tomber en panne la veille de la date butoir… (lire à ce sujet l’article consacré au travail à la maison)
  • Niveau 3 : Si l’élève possède un ordinateur personnel connecté à Internet, un smartphone et accepte d’utiliser ponctuellement les réseaux sociaux à des fins scolaires (95% des élèves), une multitude de possibilités s’offrent à lui :
    • recevoir des notifications régulières l’informant des travaux à rendre, des mises à jour du blog, des absences du professeur, mais aussi recevoir régulièrement des informations complémentaires au cours qui sont publiées sur les réseaux sociaux.
    • Il peut utiliser les fils d’information Twitter ou Facebook pour poser des questions à l’ensemble de la communauté Historicophiles en ligne.
    • Il peut également utiliser la messagerie privée de Twitter ou Facebook, en plus de Liberscol et de mon mail professionnel, pour me poser une question (lire à ce sujet l’article consacré aux systèmes de communication périscolaires).

Les conditions matérielles qui sont actuellement les miennes en établissement ne me permettent pas encore de pousser la mise en oeuvre de la PEPS à un autre niveau qui pourrait cependant prendre cette forme :

  • Niveau 4 : Ma salle de classe est équipée d’une flotte de tablettes et d’une connexion Wifi (activée uniquement en cas de besoin pour limiter les ondes), ce qui me permet :
    • D’offrir la possibilité à mes élèves de venir avec leur matériel personnel et ainsi d’éviter la rupture technologique qu’il existe parfois entre leur domicile et l’établissement. Bref, d’utiliser le BYOD en respectant ses idéaux pédagogiques d’origine.
    • De mettre régulièrement à disposition des autres élèves des tablettes afin de ne pas extérioriser systématiquement les activités préparatoires en dehors de la classe,
    • De multiplier les occasions de validation des connaissances à l’issue de chaque séance (avec des outils de type Google Forms, EvalQCM, Socrative…) afin de pouvoir adapter le contenu du prochain cours en fonction de l’avancement des élèves,
    • D’aller encore plus loin dans la différenciation pédagogique en proposant plus facilement des activités en ligne permettant à chaque élève d’avancer à son rythme dans des tâches complexes décomposées en plusieurs modules (avec des outils tels que Canvas)
    • D’aller encore plus loin dans la solidarité et le travail d’équipe en classe en proposant des activités d’écriture collaborative (avec des outils tels que Google Doc, framapad…) qui encouragent la correction par les pairs et la coopération créative (indispensable notamment pour le travail sur les transitions).

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Peut-être l’année prochaine…